Bry : ils ont traqué les déchets et mégots de cigarettes

Article Le Parisien 20 mai 2019
Bry-sur-Marne : ils ont traqué les déchets et mégots de cigarettes

Ce samedi, des bénévoles, accompagnés des membres du Canoë-kayak club de France (CKCF) ont nettoyé la ville et les bords de Marne.

Des mégots, des petits mégots, encore des petits mégots. Une cinquantaine de bénévoles, ont participé à une drôle de croisière, ce samedi à Bry-sur-Marne.
Affublés de Gilets verts, ces citoyens à la conscience écologique affirmée ont participé au premier « Clean Day ». Comprendre : la journée du nettoyage. Armés de bras articulés, de gants et de sacs-poubelles, ces valeureux citoyens ont traqué les déchets.
Pari gagnant : en l’espace de deux heures, des milliers de mégots de cigarettes jetés à même le sol ont été ramassés. « On a rempli six sacs de cent litres », compte, mi-réjouie, mi-dépitée, la chargée de mission au développement durable de la ville, Ramndatou Diop.

 

 

Munie d’une corbeille remplie de cendriers de poche, une citoyenne porte la bonne parole aux habitants qui écrasent leurs cigarettes sur le macadam. Et pour cause : ils mettront quinze ans à se dégrader. Une catastrophe environnementale. A Paris, par exemple, les équipes municipales ramassent 10 millions de mégots, soit 350 t collectées par an !

Ce samedi, à Bry, trois équipes ont été constituées par les bénévoles du « Clean Day ». L’une a marché, l’autre a couru, et la dernière, issue du club de canoë de la ville, a nettoyé les bords de Marne. Et le résultat du nettoyage est ahurissant : ils ont ramassé des monceaux de déchets : du mobilier de maison, des chaises en plastique, des pneus…

 

 

Parmi les bénévoles, la grande majorité sont des adolescents, issus du conseil municipal de la jeunesse. C’est le cas de Louise, Noor et Lana. Les trois collégiennes, scolarisées à Henri-Cahn, ont une réelle conscience écologique. Elles ont participé aux marches pour le climat, à Paris, et n’hésitent pas à délivrer quelques clés pour avoir un comportement écoresponsable au quotidien : « Trier correctement ses déchets, préférer les transports en commun ou la marche à pieds pour les petits trajets, utiliser des sacs en tissu pour les courses ».
Tous ne sont pas militants. C’est le cas de Sébastien, 19 ans, étudiant en licence à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris Ve). Ils revendiquent juste « son bon sens ». Car, dit-il, « même si la ville est propre, on peut la rendre encore plus propre, car c’est la base du savoir-vivre de ne pas jeter ses déchets au sol ».